Durant cette période de crise sanitaire sans précédent, il est de notre devoir de veiller à la protection des plus vulnérables. C’est pourquoi en déposant les amendements sur le Projet de loi autorisant la Prorogation de l’état d’urgence, j’ai tenté de rappeler au gouvernement notre devoir envers les enfants placés sous l’autorité des collectivités publiques (ASE) et de l’Etat (décisions judiciaires), qui sont « les pupilles de l’Etat » sous sa protection sanitaire, éducative et psychologique.

Alors que les foyers engendrent de nombreux problèmes liés à la promiscuité, les associations et les professionnels de la protection de l’enfance alertent depuis le début de la crise sanitaire, que les mesures sanitaires efficaces ne sont pas suffisantes dans ces lieux pour protéger ces enfants et limiter la diffusion du virus entre eux. Ces établissements accueillants les enfants placés, pour certains avec des pathologies graves, ne sont soumis à aucun contrôle régulier dans cette période d’urgence sanitaire.

Les risques d’une épidémie au sein de ces foyers sont réels et, par conséquent, elle engagerait la responsabilité de l’Etat et de conseils départementaux si toutes les mesures indispensables n’étaient pas mises en place. Sur le plan éducatif, il est nécessaire d’assurer une continuité des cours et de l’encadrement dans ce sens pour les enfants dont les classes ou établissements scolaires sont fermés pour des raisons de contamination par le virus Covid-19. Alors que déjà en temps normal la déscolarisation des enfants placés à l’ASE est un vrai fléau dénoncé par les associations de la protection de l’enfance, il serait inacceptable que dans cette période ces enfants soient les grands oubliés de l’éducation nationale.

Enfin, il est primordial d’assurer une continuité des relations de ces enfants avec leurs familles, qui sont un lien vital et nécessaire à leur santé. Dès lors, les foyers doivent être tenus d’organiser des visites et des échanges réguliers, d’autant plus dans cette période très difficile sur le plan psychologique pour ces enfants. Et comme le rappelle la loi, les restrictions à ces droits doivent être justifiées et proportionnées.

C’est pourquoi les présents amendements avaient pour vocation de permettre aux parlementaires d’exercer leur devoir de contrôle d’action gouvernementale auprès de ces pupilles de l’Etat, les personnes les plus vénérables, et de défendre les droits des familles. Mais une fois de plus, le gouvernement a refusé d’en discuter et d’apporter des garanties d’un fonctionnement juste d’un état de droit.

Ainsi, je demande à Monsieur Adrien Taquet, le secrétaire d’état chargé de l’enfance et des familles, de prendre ses responsabilités et de communiquer aux Français les éléments factuels sur la situation des enfants placés en ce temps de crise sanitaire!!

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