A propos de la campagne vaccinale

12 Mar 2021

En ce mois de mars, notre pays vit toujours au rythme du couvre-feu et de mesures restrictives. Le confinement localisé se met en place ici et là, avec toujours la menace d’un nouveau confinement national.

Le Parlement est bafoué, les élus locaux sont ignorés, le Gouvernement décide seul avec un Conseil scientifique dont les rapports ne sont pas rendus publics. Décrets et ordonnances se multiplient au mépris des parlementaires et de leur travail. Cette absence de contrôle de l’action du gouvernement m’a convaincu de voter contre la prorogation de l’état d’urgence sanitaire. Cette méthode crée un régime d’exception pour se passer de toute consultation préalable des élus nationaux, locaux et des acteurs concernés. Ce gouvernement décide seul, avec une communication désastreuse, une logistique et stratégie défaillantes.

Le vaccin est présenté comme la « condition d’une liberté retrouvée », dixit le Ministre de la Santé, alors même que la campagne de vaccination tarde, dans une improvisation effarante. Pourtant, dès décembre 2020, les élus locaux étaient prêts à collaborer. Ils se sont retrouvés face à un mur d’incompréhensions, de défaillances et de lenteurs administratives. Les Agences régionales de santé (ARS) ont montré leurs graves limites, dans la collaboration avec les territoires et les élus locaux. De la distribution de masques, aux centres de dépistage et de vaccination, les remontées sont nombreuses sur l’étendue des carences sur le terrain : problèmes d’acheminement et de stockage, difficultés à trouver au pied levé le matériel et les infirmières pour gérer cette campagne de vaccination. Mais les ARS ne peuvent porter à elles seules les responsabilités. Elles pâtissent d’un manque de ressources humaines, d’un manque d’autonomie, soumises au respect strict des consignes nationales. Elles sont les révélateurs des dérives d’un excès de centralisation.

Mais encore, des questions subsistent sur les effets secondaires du vaccin, particulièrement AstraZeneca. Et voilà que le Gouvernement montre du doigt les soignants réticents à se faire vacciner, sans pouvoir choisir le produit qu’on leur injecte. Ces soignants que l’on culpabilise alors même qu’on les érigeait en « héros nationaux » quelques mois auparavant. Sont-ils responsables d’une politique sanitaire qui depuis tant d’années à sacrifier des postes, des lits, des équipements au nom de la rentabilité à tout prix ? Doivent-ils payer le prix, comme tous nos compatriotes, des gouvernements successifs qui ont sacrifié notre souveraineté sanitaire, qui ont abandonné la recherche par une baisse drastique des budgets alloués ?

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