Pénibilité au travail et réforme des retraites – Une Note de Rémi Fortane

Etat de la question :

    La reconnaissance de l’usure professionnelle représente l’un des enjeux de la réforme des retraites. Un enjeux décisif car il change définitivement notre contrat social. Dans notre système actuel la pénibilité n’est pas prise en compte de la même manière dans le secteur privé et le secteur public.
Dans le secteur privé, il y a le compte professionnel de prévention (C2P) pour les salariés exposés à des conditions de travail éprouvantes. Ce mécanisme qui permet aux personnes concernées d’accumuler des points qui financent des formations, un passage à temps partiel sans baisse de rémunération, ou de partir deux ans plus tôt à la retraite.
La fonction publique, quant à elle, dispose du système appelé « catégories actives ». Selon ce système, les agents dont le métier s’avère dangereux ou difficile physiquement (policier, agent hospitalier…) peuvent réclamer le versement de leur pension entre 52 et 57 ans, c’est à dire plus tôt que dans le privé (62 ans). Il en va de même pour les salariés de plusieurs entreprises publiques (RATP, SNCF…) qui sont affiliés à des régimes spéciaux de retraite.

 
Réforme en cours ou problématiques actuelles :

    La réforme en cours se targue de vouloir instituer un système plus juste et équitable. Force est de constater qu’elle ne fait qu’accentuer des inégalités déjà criantes. En effet selon un rapport de l’Insee il y a 7 ans d’écart d’espérance de vie entre un cadre et un ouvrier. Partant de ce postulat la nécessité de prendre en compte la pénibilité du travail de façon rigoureuse et équitable paraît cardinale.
Cette réforme des retraites ne prend pas suffisamment en compte la pénibilité au travail et par conséquent conditionne l’accès à la retraite à des âges où peu pourront en profiter en bonne santé.
La problématique avec cette réforme repose sur le fait que seul 6 critères de pénibilités sont conférés et pris en compte dans la loi, (travail de nuit, travail répétitif travail en équipes successives alternantes, activités exercées en milieu hyperbare, bruit, températures extrêmes).
Les 4 critères que sont la manutention manuelle de charges, les postures pénibles, les vibrations mécaniques,
l’exposition aux agents chimiques, eux sont pris en compte que de manière parcellaires dans la réforme. En effet l’article 32 les prend en compte seulement pour les assurés justifiant d’un minimum de 10% d’incapacité permanente.

 

    Ces 4 points des pénibilités non ouverts à tous sont pourtant cardinaux, un peintre en bâtiment ou un couvreur ne verront pas leur poste éligible à l’accumulation de points de pénibilités alors même que la pénibilité du métier ne fait aucun doute.
Il en va de même des aides soignantes ou infirmières, soumises elles aussi, à des postures difficiles et ayant l’obligation de déplacer et porter des patients à longueur de service. Sur la pénibilité au travail la majorité des partis de gauche, de LFI au parti Socialiste sont unanimes pour décrier un texte qu’ils jugent lacunaire en matière de prise en compte de l ‘usure au travail. En ce sens ils ont fait front commun à l’assemblée pour exiger une meilleure prise en compte de la pénibilité notamment par le maintien de certains régimes spéciaux (égoutiers, éboueurs, etc) mais aussi par la volonté d’inclure les 4 critères manquants.
Les Républicains veulent d’une part mettre fin aux régimes spéciaux et d’autre part fixer un calendrier de sortie tout en prenant en compte les spécificités liées à la pénibilité de certaines professions
La CGT pour sa part, considère que le maintien des régimes spéciaux est la seule manière de prendre équitablement en compte la pénibilité au travail pour les départs à la retraite.
La CFDT elle est favorable à la prise en compte des 4 critères précités à tous les assurés, afin que plus d’assurés puissent cumuler des points de pénibilités qui leur octroieront le droit de partir plus tôt à la retraite.

Liliane Doger-Ledieu

Liliane DOGER-LEDIEU est Relais départemental Résistons! dans le Loiret. Ancienne directrice d’auto-école à Orléans et à Saran, elle rejoint Jean Lassalle en janvier 2017. Elle nous raconte sa rencontre avec Jean Lassalle jusqu’à devenir Relai Départemental:

ici

 

 

Jean-Marcel Brulé

Jean-Marcel BRULÉ est Relais départemental Résistons! pour l’Alsace. Médecin retraité, il a exercé les fonctions de vice-président départemental, puis de conseiller régional alors qu’il était adhérent au Modem de 2007 à 2017. Lors de la présidentielle, en désaccord avec l’évolution politique de ce mouvement, il rejoint Jean Lassalle.

Vous pouvez retrouvez la tribune de Jean-Marcel BRULÉ ici

Gérard Lenfant

Gérard LENFANT est relais départemental Résistons! dans l’Aude. À 44 ans il est marié et a un fils de 10 ans. Candidat aux élections législatives sur la deuxième circonscription de l’Aude, il est aujourd’hui enseignant au Lycée Jules Fils de Carcassonne et syndicaliste. Il est également président d’ENOC (Education Narbonnaise en Occitan) et parmi les fondateurs de la Convergencia Narbonesa.

 

Retrouvez la tribune de Gérard Lenfant « Du citoyen au berger » ici

Jean Bartholin

Jean BARTHOLIN, relais départemental dans la Loire, a une formation d’ingénieur agricole. Il est conseiller départemental depuis 1997, dans un canton rural de la Loire. Il a été conseiller municipal, adjoint au maire et président de la communauté de communes de la côte roannaise. Ancien directeur d’une section BTS agricole, il a accordé beaucoup d’importance à la vie de l’internat, considérant qu’elle était l’occasion d’éduquer au vivre ensemble.

Retrouvez la tribune de Jean Bartholin, ici

Dalila Berbagui

Dalila BERBAGUI est professeur d’histoire-géographie et doctorante à Paris I. Elle rejoint Jean Lassalle lors de sa marche, en 2013 et est membre du comité de suivi « La Marche », animatrice de la Commission « Transmission » au sein de la Marche citoyenne et coordinatrice nationale des parrainages lors de sa candidature à la présidentielle. Au sein de l’équipe de campagne, Dalila est chargée de la coordination des relations avec les élus.

Retrouvez la tribune de Dalila Berbagui sur le plagiat de « La Marche Citoyenne » par LREM : ici

Frédérique Lefebvre-Naré

Frédéric LEFEBVRE-NARE coordonne les travaux de Résistons! sur le projet politique. Il est relais départemental Résistons! dans le Val d’Oise, ingénieur-conseil, spécialiste des data et conseiller municipal d’Argenteuil (Val d’Oise).

Retrouvez la tribune de Frédéric Lefebvre-Naré sur le vote des Européennes 2019 : ici