Par Jean-Marc Faure, publié le , modifié .

Le député (Résistons) Lassalle se dit indigné des propos du préfet au sujet d’un poulain mort.

Jean Lassalle, député de la montagne béarnaise n’a visiblement pas apprécié les conclusions données par la préfecture qui dédouane l’ours d’une quelconque responsabilité dans l’attaque d’un poulain retrouvé mort à Etsaut le 6 octobre.

« Des investigations ont été menées, qui ont conclu au fait que l’ours n’avait rien à voir avec cette attaque », indiquaient le 10 octobre les services préfectoraux. Ils précisaient que « ces affirmations sont corroborées par le suivi géolocalisé de l’ours, qui prouve que l’animal n’est pas du tout passé dans cette zone ».

« Trop, c’est trop »

« Vos propos M. le Préfet m’ont profondément indigné », régit ce samedi le député montagnard. « Après nous avoir trahis avec le concours des hélicoptères de la force publique, voilà que maintenant vous entreprenez de nous ridiculiser. Trop c’est trop. Pensez-vous un seul instant que l’attitude qui a été la vôtre à notre égard depuis un an soit de nature à vous qualifier pour banaliser la mort de ce malheureux poulain ? »

Pour Jean Lassalle, « il est difficile d’être crédible en affirmant que le GPS équipant l’ourse attestait que cette dernière était par bonheur passée sur les lieux du crime quelques heures après les faits tandis que la dépouille du malheureux poulain était retrouvée repliée comme seul sait le faire l’ours ». « Une fois de plus, poursuit Jean Lassalle, le berger, comme celui qui a vu sa brebis attaquée par le vautour, voit sa parole disqualifiée et lui-même réduit au rôle d’idiot nécessaire à la circonstance ».

Le député se fait tranchant en poursuivant sa vindicte :  » Quant à vos considérations sur des soi-disant battues qui ne l’étaient pas tout en l’étant un petit peu sans l’être, elles pourraient prêter à rire. Le problème c’est que vous vous sentiez obligé d’y intégrer l’honnêteté et la crédibilité des gendarmes après avoir tenté une fois encore, une fois de trop, d’intimider nos maires tout en intensifiant votre processus de division. »

« Bienvenue aux fauves »

Pour lui, l’attitude du préfet n’est vraiment pas celle que l’on serait en droit d’attendre d’un préfet de la République: « Plus besoin de sauver la perception de Bedous (neuve et ayant coûté près de 400 000 euros) comme vous l’aviez affirmé, maintenant que le forfait des ours est accompli. Plus besoin de feindre l’écoute et la compréhension face aux manifestations, qu’elles concernent les ours ou les camions qui tombent dans le gave et le polluent. Vous n’avez plus à vous fatiguer non plus quant à votre incessante action pour sauver les bergers de la violence et de la cruauté du loup hybride. Il reviendra le moment venu.
Votre choix est clair. Bienvenue aux fauves. Adieu aux bergers. Message reçu ».

Et de conclure sa lettre; « Epargnez-nous la suffisance et l’ironie de votre nouveau seigneur et maître, Monsieur Macron. M. le Préfet, j’ai perdu définitivement, comme tant d’autres hélas, toute confiance en vous. »